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Divers

HARLEY-Dandalucia

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octobre 2006 - HARLEY-Dandalusia

Voyage dans l'arrière pays de Malaga sur une
Harley-Davidson Softail Heritage

Pour prolonger la saison sur deux roues, pourquoi ne pas aller louer une Harley-Davidson sur la Costa del Sol, la côte du soleil ?

HarleyAprès trois heures et demie de voyage dans le Boeing de Luxair, et une bonne heure de trajet en taxi avec un chauffeur qui lui aussi semble découvrir la côte, voilà la belle qui nous attend dans un petit garage caché dans une zone industrielle de Marbella : une Softail Heritage tout en noir et en chrome.
Le transfert de l’aéroport de Málaga à l’hôtel  au  centre de Torremolinos puis le voyage en taxi a confirmé les pires craintes : que c’est moche la Costa del Sol ! C’est entre Malaga et Marbella que, dans les années 70,  s’est développé le tourisme de masse. Avec tous ses aspects négatifs, que plus de trente ans plus tard les responsables locaux tentent de réparer. Avec plus ou moins de succès, a compter les innombrables affiches vantant les appartements à vendre ou à louer.
La Costa del Sol c’est moche… et après une dizaine de minutes de stop an go sur la 340 pour s’échapper de Marbella, un  panneau salvateur indique Ronda. Clignoteur à droite,  pour suivre la 346 : direction les sierras andalouses. Place, sur le deux roues made in USA, à la fureur de vivre à l’espagnole.

RondaPremière étape, après une quarantaine de kilomètres, entre la sierra de Bermeja et la sierra Real, sur une bonne route balançant d’un virage à l’autre : Ronda. Comme par hasard, la Harley est garée sur la plaza de Toros : c’est à Ronda qu’à été inventé et perfectionné l’art de la tauromachie. Un musée rappelle les exploits de la famille Romero, et l’arène de 5 000 places se visite également hors des combats de taureaux. Mais comme on aime trop les taureaux, ne serait-ce que sous forme de steak, on se limitera à jeter un coup d’œil aux cartes postales.
Ronda, 30 000 habitants, est juchée des ceux côtés d’un défilé impressionnant qui, à l’époque des Maures, a constitué un rempart naturel infranchissable. Infranchissable ou presque, la forteresse gardant la frontière de l’empire de Nasrides ayant été reconquise en 1485 par les catholiques d’Espagne. La vieille ville, comme beaucoup de villes et villages datant de l’époque sous domination arabe, a conservé son charme. L’architecture, l’enchevêtrement de ruelles… et le franc soleil rappelle les villages construits de l’autre côté de la Méditerrannée. Un coup d’œil dans l’une des cours, abrités derrières des murailles souvent austères, laisse deviner un art et une joie de vivre digne des comptes de mille et une nuit.


Ronda2A peine la pause gastronomique terminée, que la Softail Heritage se fait. La  magnifique musique du deux cylindres peut résonner cette fois  entre les collines grises de la Sierra de Ronda sur la 369 qui file en direction du rocher de Gibraltar. Régulièrement,  des panneaux répètent : attention, vous conduisez sur une route de montagne.
Après une vingtaine de kilomètres, un vaste chantier interrompt la chevauchée. Et lorsque les Ponts et Chaussées mettent la caillasse sous eau pour éviter la poussière, la Harley prend la fuite en faisant demi-tour : du moto-cross avec une Softail de 317 kilos à vide, un pilote, une passagère et les bagages, non merci. Le retour par la 366 via El Burbo et Coin, dans des paysages rappelant les grands espaces vus dans les westerns des années 70 s’est aussi révélé fort agréable, à l’exception prés du retour via Málaga à l’heure du rush.


GibraltarLe lendemain, la tentative pour rejoindre l’éperon rocheux, l’un des derniers témoins de ce qui fut jusqu’au siècle dernier l’empire britannique. Le trajet, partiellement via l’autoroute, en partie sur l’ancienne route côtière 340, confirme largement les péchés de l’urbanisation sur une côte qui, avant l’arrivée des touristes, devait être très belle.
Gibraltar se refuse aux touristes venus du Luxembourg : la passagère ne dispose pas du précieux visa dans son passeport aux couleurs de l’Ukraine… Après avoir admiré de loin le rocher au singes perdu ce matin là dans la brume, le demi-tour forcé aux portes de la Grande-Bretagne est plus que compensé par un retour dans le magnifique arrière-pays.


CastellarRetour sur la 369, qui longe le «Parque natural de los Arcornocales. Point d’orgue de la journée : une flânerie dans le petit village fortifié de Castellar de la Frontera, construit au XIIe siècle par les Maures et conquis récemment – depuis qu’enfin une petite route tortueuse y donne accès – par une communauté de hippies et autres personnages sympas ayant fui la civilisation.
La visite se prolonge, et après un détour par le périphérique de Ronda, le retour se fait tard le soir. La Softail Heritage est poussée au maximum sur l’autoroute… c'est-à-dire à peine plus que la vitesse officiellement autorisée.


PicassoTout comme Gibraltar, une autre forteresse se refuse aux visiteurs individuels dûment casqués : l’Alhambra de Granada, c'est-à-dire sans doute l’un des plus beaux endroits du monde. La raison en est très prosaïque : le touriste individuel, même hors saison, fait bien d’acheter les billets avec plusieurs semaines (mois ?) d’avance, la plus part des ticket, limités à 8 000 par jour, étant réservés par les Tour Operators ! (conseils et site pour acheter les billets).
La partie culturelle du voyage sera consacré à la visite d’un musée ouvert en 2003 et que les amateurs ne doivent rater sous aucun prétexte : celle du Museo Picasso à Málaga, installé à une centaine de mètres de la maison qui a vu naître le célèbre peintre et de l’église où il a été baptisé. Pour toutefois faire avaler une paire de kilomètre à la Softtail Heritage, l’après-midi sera clôturée par la montée au Castillo de Gibralfaro, ancienne forteresse maure bâtie sur un éperon rocheux qui avait à son époque servi aux Phéniciens pour y installer un phare. Le panorama sur la Méditerrannée, la vieille ville et l’arène est superbe.


CabraLa dernière grande ballade sur la Harley conduit vers le «Puerto del Suspiro del Moro», un col d’où la vue porte sur la belle ville de Grenade. Le dernier sultan, Boabdil, y aurait poussé un énorme soupir en lançant un dernier regard sur la forteresse et le magnifique palais qu’il venait d’abandonner – c’était le 2 janvier 1492 – aux souverains catholiques.
Pour les chevaliers des temps modernes, le restaurant du Suspiro del Moro laissera surtout le souvenir… d’une excellente pælla dégustée en haut du col. Et surtout celui d’une géniale ballade sur deux roues par le «chemin des chèvres» ( carretera de la cabra), dont l’appellation moins prosaïque est GR-SO2. Cette magnifique route débute, côté mer, à Almuncar : entrer dans la ville puis suivre la direction Jete et Otivar. Une route généralement en très bon état, qui s’accroche de rocher en rocher à travers des virages impressionnants.


Harley2Alors que la Harley-Davidson Softail Heritage a regagné son bercail, le magnifique ouvrage «Contes de l’Alhambra» d’Irwing Washington - «un curieux fantastiqueur romantique» - permet de rêver aux munificences du palais de Grenade. Avec la promesse de revenir un jour, sur deux roues, en Andalousie pour mieux cerner les richesses de la  civilisation islamo – judéo – chrétienne.


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