Alain's Welcome

Page d'accueil | Deutsche Seite | English page | Who am I | Le Quotidien | Contact
LQ Auto accueil | Par date parution | Par marque | Supplément 2005 | Supplément 2006
Première libération | Deuxième libération | Divers | English | Photos Bastogne
Accueil Moto | Andalusia| SwissTour | Tchernobyl| Ténériffe
Accueil Voyages | Champagne | Ténérife
Index Photos | Copyright français | Copyright Deutsch | Copyright English
Divers

Voyages

small logo

Ténériffe et La Gomera


De la terre à la lune

Pas besoin de réserver un vol hors de prix pour la Lune, son paysage peut se découvrir à quelques heures d'avion et... à proximité des plages.Ténériffe est avant tout synonyme de vacances au soleil. Mais des plages de Playa de las Americas on peut découvrir le majestueux Teide, volcan au pied duquel s'étend une large plaine aride, paysage lunaire réquisitionné pour le tournage de films comme Star Wars et la Planète des Singes.

Ce n'est pas une balle tirée d'un canon, choisie par les aventuriers décrits par Jules Verne, mais un classique moteur deux cylindres à plat dans un cycle de moto qui a été retenu pour rejoindre «la Lune». Rapidement, le niveau zéro de la terre, au niveau de l'océan Atlantique qui baigne les plages de «Ténériffe Sud», s'éloigne. Lacets après lacets parcourus sur l'asphalte tracé entre les cactus, les tours des hôtels de Playa de las Americas s'amenuisent dans le rétroviseur.

 

Route de montagne

Au fil des méandres de la route de montagne, la vue porte sur l'océan, l'île voisine de la Gomera ou la ligne verte des conifères qui s'accrochent aux flancs du volcan pour y marquer la ligne de hauteur des 1 000 mètres.

Des grosses gouttes s'étalent sur le carénage de la BMW 1200 GS (location : www.teneriffa-on-bike.de) qui fend son chemin à travers une couche de nuages. Vers 1 500 mètres, la brume s'éloigne et, alors que la moto se redresse à la sorti du énième virage, voilà qu'il se dévoile, majestueux, couvert de neige : le Teide!

Quel spectacle magnifique, qui impose un arrêt sur l'un des innombrables «miradors», ces points de vue aménagés sur les routes espagnoles et où l'on retrouve des touristes venus de tous horizons arrivés dans leurs petites voitures de location.

L'enchantement est au rendez-vous à chaque tour de roue au sein du «parc national du Teide». Une fois sortie de la forêt de conifères, la route se faufile à travers un paysage aride le long de hautes falaises couleur ocre, avec le pic «El Sombrero» qui culmine à 2 534 m.

Le ruban d'asphalte ne cesse de grimper, jusqu'à l'arrivée du seul «croisement» à l'intérieur des limites du parc, au Boca de Tauce.

Voilà maintenant que le deux-roues transporte ses passagers à travers la vaste cuvette - entre les montages de Las Canadas et l'impressionnant Teide. La route, c'est rare sur l'île, file tout droit ou presque. Mais le magnifique paysage lunaire - rempli en cette fin d'hiver de touches vertes çà et là - invite à une allure de promenade, à se régaler de la symphonie de couleurs en rouge et ocre mêlées de filets aux tons granit ou verts, à accrocher le regard aux rochers qui tels d'énormes sculptures de la nature s'élèvent du sol rocailleux.

Cape d'hermine

Et, en toile de fond mais occupant tout l'horizon, le Teide s'élève, avec toute la majesté que lui procurent ses 3 718 mètres, portant son manteau de neige comme une magnifique cape d'hermine.

Vite, s'échapper des flots de touristes lâchés par centaines des autobus près du «doigt de dieu», du «Parador Nacional» ou de lastation de base du téléphérique (fermé pour cause de glace au sommet) pour goûter, en toute intimité depuis la selle de la BMW, ces panoramas uniques formés à la fois par l'énorme cratère, les impressionnants flancs de volcans depuis longtemps éteints et le cône du volcan dont la cime blanche se détache du ciel bleu azur.

Reste à redescendre via les nuages, pour retrouver Playa de Las Americas, ses hôtels, ses plages et ses magasins. Gravé au fond des yeux le souvenir ineffaçable de la blancheur du Teide s'élevant majestueusement du paysage lunaire.

haut de page

Agréable en hiver, frais en été

Situées géographiquement à hauteur du Maroc, dans l'océan Atlantique, les îles Canaries bénéficient toute l'année d'un climat tempéré, avec toutefois une zone plus humide - et plus verte - au nord. Merveilleuse terre de vacances, comme disent nos voisins du Luxembourg belge, les îles Canaries, dont fait partie Ténériffe, proposent un climat agréable presque 365 jours par an, avec une température moyenne annuelle de quelque 22 degrés.

Ténériffe (ou Tenerife) est la plus grande des îles Canaries avec ses 2034 km2 (80 % du Luxembourg). La longueur maximale est de 81 kilomètres pour une largeur de 45 kilomètres, soit à quelque chose près les distances notées pour le Grand-Duché. Différence notoire avec le petit pays au coeur de l'Europe (outre le climat) : Ténériffe est une île et dispose d'un large littéral et d'une topographie tourmentée marquée par la plus haute montagne d'Espagne. Le volcan Teide s'élève à 3 718 mètres.

Ténériffe et les îles voisines sont d'origine volcanique. L'archipel est situé sur un «point chaud». La croûte terrestre se déplace sous ce point, ce qui conduit au fil de l'histoire géologique à l'émergence des différentes îles.

Le Teide, dont la dernière éruption date de 1798, peut toujours être considéré comme un volcan actif. En 1706, ses coulées de lave ont largement détruit le village de Garachico. Pour des raisons de protection de la nature, le cratère du Teide, accessible depuis la station de téléphérique, ne se visite qu'avec une autorisation spéciale.

Ténériffe Nord - Ténériffe Sud

Ténériffe présente deux visages fort différents aux touristes, que les voyagistes partagent entre Ténériffe Nord et Ténériffe Sud.

Au nord, la ville balnéaire de Puerto de la Cruz est baignée dans la verdure, certains hôtels y disposent de magnifiques jardins et la ville abrite aussi un jardin botanique et le parc animalier «Loro parque», la plus belle réalisation touristique artificielle de l'île. Désavantages de Ténériffe Nord : les hôtels se trouvent à plus d'une heure de bus de l'aéroport qui accueille les vols vacances, et cette partie de l'île est plus souvent à l'ombre des nuages que la partie opposée de l'île.

Ténériffe Sud compte beaucoup plus d'heures d'ensoleillement, en contrepartie - du moins en été - un paysage aride. Mais c'est à Los Christianos et à Playa de las Americas - zones qui ne cessent de s'étendre - que se trouvent les principales infrastructures touristiques. Depuis le port de Los Christianos, il est possible de faire une visite d'un jour de l'île voisine de La Gomera via des ferries rapides. Les hôtels de Ténériffe Sud se situent à une vingtaine de minutes de l'aéroport.

Outre le parc national du Teide, il ne faut pas manquer une visite à Garachico, dans la vallée escarpée de Masca ou au petit port de Los Gigantes - pour ne citer que les principales destinations.

Plutôt que de se laisser embarquer dans des bus, la location d'une voiture est recommandée. Les routes sont généralement bonnes et la signalisation tout à fait correcte (vers les grandes destinations touristiques). Étant donné le tracé très tourmenté des routes de montagne, la moyenne horaire est inférieure à 30 km/h et il ne faut pas planifier de grandes distances. Une autoroute relie Puerto de la Cruz à Ténériffe Sud (environ 80 minutes).

Pour les adeptes des deux-roues, Ténériffe est présentée par la presse spécialisée comme le «paradis des motards» et l'on rencontre encore régulièrement des cyclotouristes expérimentés.

Depuis Luxembourg, Luxair relie Ténériffe Sud jusqu'à trois fois par semaine (mercredi, samedi - horaire été - et dimanche). L'île se trouve à plus de 4 heures de vol. Une semaine en séjour demi-pension est proposée à partir de 700 euros, un peu moins en last minute, beaucoup plus en hôtel de luxe. Ténériffe fait partie de la zone euro, le prix (repas, souvenirs...) semble un peu plus élevé qu'au Luxembourg. Essence et cigarettes (importation en quantité limitée) sont moins cher.

haut de page

Un peu d'histoire

 

Pline l'Ancien

L'historien romain Pline l'Ancien évoque, au Ier siècle, une expédition du roi Juba II des côtes de Mauritanie vers les îles Canaries. Les premiers habitants ont colonisé les îles quelque 3 000 ans plus tôt, et sont probablement des descendants des Berbères. En l'an 150, le géographe grec Ptolémée renseigne l'archipel sur sa carte du monde, comme point le plus à l'ouest de la Terre.

Les Guanches

Jusqu'au XIIIe siècle, les Guanches peuplent les îles de l'archipel, avec, à la tête, différents groupes les Menceyes (rois). Ils ne connaissent pas le métal, fabriquent des objets d'os, de basalte et d'obsidienne. Ils produisent des céréales et gardent des animaux domestiques, à côté des activités de pêche et de chasse.

 

 

Les Espagnols

Aux XVe siècle, à la suite des Normands qui se sont installés sur la petite île d'El Hierro, les Espagnols s'établissent peu à peu dans l'archipel des Canaries. En 1492, Christophe Colomb fait escale à La Gomera alors qu'il navigue à la découverte des Amériques. Mais ce n'est qu'en 1495 que le conquistador Alonso Fenandez de Lugo obtient une victoire décisive sur les Guanches qui vivaient sur l'île de Ténériffe.

Sucre et vin

Financée par des hommes d'affaires de la République de Gênes, l'île prospère au XVe siècle, d'abord grâce à ses plantations de canne en sucre, ensuite grâce à l'exploitation de la vigne et l'exploitation du vin. Une université, implantée à La Laguna, est fondée dès 1701.

Simón Bolívar

Au cours de XIXe siècle, alors que le commerce du vin a largement décliné, les Tenerifos s'exilent à Cuba et au Venezuela à la recherche d'un meilleur avenir. Le «libérateur» Simón Bolívar a ses racines familiales dans la ville de Guarachico qui lui a érigé une statue. Vers la fin du siècle, les plantations de bananes apportent une nouvelle prospérité.Le général FrancoC'est depuis l'île de Ténériffe que le général Franco a préparé son putsch, prélude à une meurtrière guerre civile puis une longue période de dictature. En 1978, la démocratie rétablie, les Canaries deviennent une province autonome rattachée à l'Espagne.

Vols directs

En 1959 débute l'ère des vols directs du continent vers Ténériffe, Puerto de la Cruz (Nord) devient une station balnéaire renommée. En 1978, l'aéroport de Ténériffe Sud est mis en service et dessert la partie plus aride, mais plus ensoleillée de l'île près des centres pour touristes : Los Christianos et Playa de Las Americas.

La catastrophe

Rarement mentionnée dans les guides pour touristes, le plus grave accident aérien est entré dans l'histoire comme «catastrophe de Ténériffe». Le 27 mars 1977, deux Boeing 747 se télescopent sur la piste de l'aéroport de Ténériffe Nord : 583 personnes périssent dans l'accident, le plus meurtrier de l'histoire de l'aviation en dehors des attentats du 11 septembre 2001.

haut de page

 

 

Photos de Ténériffe

Photos de la Gomera

«Une loisirs Quotidien 11 / 03 / 2006 »

Quotidien du 11 / 03 / 2006 (1)

Quotidien du 11 / 03 / 2006 (2)

 

About Us |Contact Us | ©2006 Alain Kleeblatt Last modified : 26/01/07